Surplombant la rivière Ardèche, le vieux village de Balazuc accroche ses pierres bleutées à flanc de paroi, dévalant vers le précipice. Le charme du village réside dans ses calades, ses ruelles pentues, ses places bordées de figuiers
Rivière fougueuse, l’Ardèche, croisant vers le sud, a ouvert sur son chemin, dans le plateau calcaire planté de garrigues et de forêts, une large trouée, créant d’impressionnantes falaises abruptes.
Ce ” Village de caractère “, également ” Plus beau village de France ” se laisse découvrir à pied par son dédale de ruelles ombragées.
En levant le regard, l’on découvre de beaux vestiges de son histoire passée : goulottes, fenêtres trilobées, Evacuation d’eaux usées, portes en arc brisé et passages voûtés (de la rue de la Tour carrée à la Calade, de *la Calade à la Trouée de la Fachinière).
Quartier du Pont :
Également appelé le quartier du mercadio ou du marché aux œufs, en référence au marché qui avait lieu, depuis le Moyen Age, hors des murs du village, le quartier du pont garde quelques façades du XVe siècle.
Avant la construction du pont, un bac permettait la traversée de la rivière : la rive droite conserve le vestige du débarcadère.
L’église romane
Le plan de cette petite église romane est pour le moins original, avec ses deux nefs accolées !
Plutôt qu’un agrandissement de l’église originelle du Xlle siècle, il pourrait s’agir de la construction d’une seconde église un siècle plus tard, destinée à l’usage personnel des seigneurs de Balazuc. La pierre aujourd’hui laissée nue et sans décor laisse apprécier volumes et matière avec simplicité.
L’Église abrite d’intéressants objets d’art. Un ancien autel en pierre plate, creusé de rigoles, a été retrouvé sous le sol de l’église.
La statue en pierre de la Vierge à l’enfant est touchante : simple et trapue, elle conserve en partie sa polychromie.
La tour de la Reine Jeanne
La tour de la Reine Jeanne domine l’Ardèche depuis la rive, face au village. Bâtie au XIVe siècle lors des troubles liés à la guerre de Cent Ans, elle sert de poste avancé et assure la défense de Balazuc
La chapelle Saint-Jean-Baptiste :
Cette chapelle funéraire de la fin du XIIIe siècle conserve un début de voûte en berceau. Au-dessus de la porte, on peut distinguer un écusson héraldique représentant un épervier
Le viel Audon
Le hameau du Viel Audon est un lieu collectif dans lequel plusieurs structures mènent des activités : la ferme, les chantiers de jeunes, les accueils de publics et l’hébergement mais également, les activités culturelles et artistiques. Ce hameau de Balazuc n’est accessible qu’à pied par la falaise ou le long de la rivière de l’Ardèche.
Le site du Viel Audon a été habité dès la préhistoire par des populations heureuses d’y trouver un climat doux, une rivière poissonneuse, une source à température constante, une faune et une végétation abondantes. Les grottes surplombant le hameau ont gardé trace de leur passage.
On estime qu’au XVIIIè siècle, huit familles, soit une centaine de personnes, vivaient sur le site et
pratiquaient une agriculture vivrière.
Au début du XIXè siècle, époque “dorée” de la soie en Ardèche, les habitants quittèrent ce lieu pour construire de grandes magnaneries (bâtiments servant à l’élevage des vers) sur le plateau qui surplombe le hameau.
Un siècle d’abandon et d’oubli l’a fait tomber en ruine et disparaître sous le lierre et les ronces. Dans les années 70, quelques “utopistes” se sont mis en tête de redonner vie au Viel Audon. Pour réaliser ce projet un peu fou, ils ont organisé des chantiers de jeunes bénévoles.
C’est ainsi que plus de 10 000 bénévoles, jeunes de chantier, ont participé à la reconstruction du hameau s’appuyant sur un socle de partage et d’entraide, dans le chantier comme dans la vie quotidienne.